Les routes vers Dieu sont perdues. Dieu n'est plus accessible qu'aux aventuriers.

À lire aussi de René Barjavel

Merlin avait besoin de solitude, de silence et de recharger ses forces. Il sourit à l'évocation de ses amis les arbres et se retrouva au milieu d'eux, dans sa chère forêt de Brocéliande. Il s'assit sur son pommier.
Lorsque les hommes s'en détournent, ils perdent la joie d'exister, car il ne savent plus ce qu'ils sont, ni pourquoi ils sont. Ils cessent d'être vivants, ils sont seulement en vie.
Tout cela n'était qu'une agitation vaine, le seul voyage qui compte est celui qu'on fait sans bouger, à l'intérieur de soi-même.
Le hasard ne conçoit pas, n'ajuste pas, n'organise pas. Le hasard ne fait que de la bouillie.
Eût-elle vécu milles années, elle n'avait plus rien de semblable à connaître.
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Dans la même œuvre

Tout être vivant normalement constitué n'est qu'un organe de reproduction.
Les individus vivants, milliards d'hommes, de mouches ou de pissenlits, ne sont que des véhicules. La vie se fait porter par eux à travers le temps et l'espace.
Un dé à coudre empli de tourbillons de rien: c'est l'humanité.
Tant qu'on a essayé de combattre la peste avec des mots latins, elle a tranquillement dévoré l'humanité.
Comme la mort, la guerre est un phénomène biologique.